dimanche 24 février 2008

Faits et chiffres sur les personnes handicapées



Apercu

Environ 10 pour cent de la population, soit 650 millions de personnes, vivent avec un handicap. Ils constituent la plus large minorité au monde.
D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ce chiffre est en augmentation, suite à la croissance de la population, aux avancées médicales et au processus de vieillissement.
Dans les pays où l’espérance de vie est de plus de 70 ans, chaque individu passera en moyenne huit ans ou 11,5 pour cent de sa vie à vivre avec un handicap.
Quatre-vingt pour cent des personnes handicapées vivent dans les pays en développement, d’après le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
Dans les pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), comme le rapporte cette dernière, la proportion des handicapés est nettement plus élevée dans les groupes ayant un niveau d’éducation plus bas. La moyenne y est de 19 pour cent, contre 11 pour cent dans les milieux plus instruits.
Dans la plupart des pays de l’OCDE, la fréquence des handicaps est plus élevée chez les femmes que chez les hommes.
La Banque mondiale estime que 20 pour cent des personnes les plus pauvres sont handicapées et ont tendance à être considérées comme plus désavantagées par les membres de leur propre communauté.
Les femmes handicapées souffrent de désavantages multiples, y compris l’exclusion au motif de leur sexe et de leur handicap.
Les femmes et les filles handicapées sont particulièrement exposées à la maltraitance. Une modeste étude menée dans l’Orissa (Inde) en 2004 montre que presque toutes les femmes et filles handicapées étaient battues à domicile, 25 pour cent de femmes ayant un handicap mental avaient été violées et 6 pour cent des femmes handicapées avaient été stérilisées de force.
D’après l’UNICEF, 30 pour cent des enfants des rues sont handicapés.
La mortalité peut atteindre 80 pour cent chez les enfants handicapés dans les pays où la mortalité totale des moins de cinq ans est tombée en-dessous de 20 pour cent, d’après le ministère anglais du Développement international, qui ajoute que dans certains cas, il semble que les enfants aient été « éliminés ».
Des études comparatives sur les lois sur les handicapés montrent que 45 pays seulement ont une législation anti-discriminatoire ou faisant spécifiquement référence aux handicapés.
Au Royaume-Uni, 75 pour cent des compagnies de l’Indice FTSE 100 qui s’échangent à la Bourse de Londres ne se plient pas au niveau le plus élémentaire de l’accessibilité par Internet, ce qui leur cause un préjudice de plus de 147 millions de dollars.


Education

Dans les pays en développement, 90 pour cent des enfants handicapés ne sont pas scolarisés, d’après l’UNESCO.
Le taux d’alphabétisme mondial pour les adultes handicapés ne dépasse pas 3 pour cent, et 1 pour cent pour les femmes handicapées, d’après une étude du PNUD datant de 1998.
Dans les pays de l’OCDE, les handicapés qui font des études supérieures restent sous-représentés, même si leur nombre augmente, d’après cette organisation.


Emploi

Quelque 386 millions de personnes en âge de travailler sont handicapées, selon l’Organisation internationale du Travail (OIT). Pour elles, le chômage atteint 80 pour cent dans certains pays. Les employeurs tiennent souvent pour acquis que les personnes handicapées sont incapables de travailler.
Bien que les personnes handicapées constituent un bon 5 à 6 pour cent de la population indienne, leurs besoins en matière d’emploi ne sont pas pris en compte, selon une étude du Centre national de l’Inde pour la promotion de l’emploi pour les personnes handicapées, et ce en dépit de la Loi sur les personnes handicapées qui leur réserve trois pour cent des emplois dans la fonction publique. Seuls cent mille des quelque 70 millions d’Indiens handicapés ont réussi à décrocher un emploi dans l’industrie.
Selon une étude américaine de 2004, 35 pour cent seulement des personnes handicapées en âge de travailler trouvent un emploi, contre 78 pour cent de ceux qui ne sont pas handicapés. Deux tiers des chômeurs handicapés interrogés déclaraient qu’ils aimeraient travailler mais n’arrivaient pas à trouver un emploi.
D’après une étude menée en 2003 par l’université Rutgers, les personnes physiquement ou mentalement handicapées continuent à être largement sous-représentées sur le marché du travail américain. Un tiers des employeurs interrogés déclaraient que les personnes handicapées ne pourraient s’acquitter convenablement des tâches requises. La deuxième raison la plus souvent avancée pour ne pas engager des handicapés est la crainte de devoir procéder à des aménagements coûteux.
Selon une enquête américaine menée auprès d’employeurs en 2003, le coût de ces aménagements ne dépassait pas 500 dollars ; 73 pour cent des employeurs rapportaient qu’aucun aménagement n’avait été nécessaire pour leurs employés.
Les entreprises rapportent que les personnes handicapées ont un meilleur taux de maintien de l’emploi, ce qui réduit le coût élevé du renouvellement des effectifs, d’après une étude américaine de 2002. D’autres enquêtes américaines révèlent qu’au bout d’une année de travail, le taux de maintien des personnes handicapées est de 85 pour cent.
Des milliers de personnes handicapées réussissent comme chefs d’entreprise, d’après le ministère du Travail américain. Le recensement de 1990 a révélé un pourcentage plus élevé de personnes handicapées travaillant en indépendants ou ayant l’expérience de la gestion d’une petite entreprise (12,2 pour cent) que de personnes sans handicap (7,8 pour cent).


Violence

Dans les zones de guerre, trois enfants sont blessés et handicapés à vie pour chaque enfant tué.
Dans certains pays, un quart des handicaps sont dus à des blessures ou des actes de violence, selon l’OMS.
Les personnes handicapées risquent plus d’être victimes de viols ou de violences, d’après une étude anglaise de 2004, et elles ont moins de chance d’obtenir une intervention de la police, une protection juridique ou des soins préventifs.
Les recherches indiquent que le taux annuel de violence à l’égard des enfants handicapés est 1,7 fois plus grand que pour leurs congénères non handicapés.


SOURCE:http://www.un.org/french/disabilities/convention/facts.shtml

vendredi 22 février 2008

Convention des Nations Unies sur les droits des personnes handicapées : seuls 16 États l'ont ratifiée


Appel lancé en plénière du Parlement européen en faveur de la ratification de la Convention des Nations Unies sur les droits des personnes handicapées. Marie Panayatopoulos-Cassiotou, MdPE

Intervenant en plénière du Parlement européen, Marie Panayotopoulos-Cassiotou, MdPE (PPE-DE, Grèce), a évoqué la nécessité de la signature par les États membres de l'UE de la Convention des Nations Unies sur les droits des personnes handicapées. Cette Convention a été adoptée le 13 décembre 2006, lors de la 61ème session de l'Assemblée générale des Nations Unies, par la décision n° 61/106; elle vise à protéger les handicapés et à consacrer leurs droits et leurs libertés fondamentales.

Cet instrument juridique révèle le changement soudain, au niveau mondial, de la mentalité vis-à-vis des personnes handicapées, en ce qu'il confère une importance particulière à leur droit de participer aux décisions qui les concernent. A travers ses cinquante articles, la Convention couvre un large éventail de droits des personnes handicapées, touchant à tous les secteurs d'activité humaine, tels la santé, la justice, la famille, l'emploi ainsi que la participation à la vie politique et culturelle. Le droit au développement des capacités des enfants handicapés fait l'objet d'une mention spécifique.

Parmi les grands principes de la Convention, on compte le respect de la dignité humaine, de la liberté de choix ainsi que de la garantie d'une autonomie, d'une égalité des chances et d'une suppression des discriminations.

La Convention est ouverte aux signatures depuis le 30 mars 2007. Elle entrera en vigueur si elle est ratifiée par vingt pays au moins. Or, à ce jour, seuls 16 États l'ont ratifiée, dont seulement deux États membres de l'UE (l'Espagne et la Hongrie).
La Grèce a signé la Convention le 30 mars 2007 et sa ratification est imminente.

Mme Panayotopoulos-Cassiotou a appelé les députés européens à contribuer à ce que les États membres ratifient la Convention, dans le cadre de la politique active européenne en matière de la protection des droits de l'Homme et de la dignité humaine, éliminant ainsi les idées reçues et préjugés existant actuellement à l'égard des personnes disposant de tout type de handicap.

Source : News Press 22/02/2008

POUR EN SAVOIR PLUS :
http://www.un.org/french/disabilities/convention/

http://www.un.org/disabilities/countries.asp?navid=17&pid=166


dimanche 17 février 2008

UNE EXPERTISE AFRICAINE AU SERVICE DE L'HUMANITÉ

E.S.D.-AFRIQUE s'installe au CANADA

Le Conseil d'Administration de l'E.S.D.-AFRIQUE vous annonce de l'ouverture de ses bureaux à Montréal au Canada.
Les Coordonnées des Bureaux vous seront communiqués dans un avenir proche.
Pour l'instant , ESD-AFRIQUE est joingnable à l'adresse:
esd.afrique11@gmail.com
Le C.A. de l'E.S.D.-AFRIQUE rappelle à l'attention des organisations ( publiques et privées) qui ont des projets en Afrique ou qui désirent s'y implanter, qu'il leur offre une expertise dans les domaines multidisciplainaires ( Éducation, Santé, Environnement, Droits Humains...).
N'oubliez surtout pas que le facteur culturel est gage de succès de vos initiatives en faveur de l'Afrique et en Afrique.
Pour E.S.D.-AFRIQUE
Amadou Tidjane DIOP